
L'été de mes quinze ans plusieurs jeunes hommes se sont mis à me tourner autour. En considérant le fait que j'étais la seule fille entourée de trois frères , plusieurs 'copains' débarquaient à la maison avec l'excuse de venir voir les gars mais je me rendais vite compte que c'est MOI qu'on venait voir.
Et mes frères s'en donnait à coeur joie de jouer les 'entremetteurs' . Souvent en échange de quelques cartes de hockey ou autres récompenses...
Le premier souvenir qui me vient de ce genre de 'blind date' est la mémorable fois où mon frère no. 2 avait eu l'idée de génie de me faire dormir sous la tente avec lui, dans le jardin derrière la maison. C'était une chaude soirée de juin et nous étions à installer notre campement quand soudain, arrive tout à fait par hasard son ami Jean-Pierre M. qui s'adonnait à passer dans le coin.
Je ne me suis doutée de rien quand mon frère l'a gentiment invité à se joindre à nous et d'aller quérir son sac de couchage au plus vite pour partager avec nous les joies de la nature. Celui-ci enfila sa bicyclette 'Mustang' siège banane mauve Baracuda et revint presque aussitôt avec tout le nécessaire. En fait il revint tellement vite que maintenant que j'y songe je me demande si tout son équipement n'était pas déjà dans l'entrée du garage...
Nous avons donc installé les trois sacs de couchage côte à côte, car l'espace était très restreint (on parle ici d'une tente pas chère genre deux places) et après avoir discuté de tout et de rien nous nous sommes paisiblement endormis.
Vers les trois heures du matin on se réveille complêtement transit par le froid. Jean-Pierre fouille alors dans son sac et sors une chandelle avec des allumettes et décide d'éclairer l'intérieur de la tente. Mon frère numéro 2 se réveille et 'décide' d'aller finir la nuit bien au chaud dans sa chambre en me laissant seule avec Jean-Pierre. Je n'y vois aucuns inconvénients et décide de me rendormir illico. Mais ce prédateur ne l'entendait pas ainsi. Il me touche timidement sur l'épaule avec son petit index gelé et me dit :
- Et si on se couchait dans le même sac de couchage? Du coup on aurait beaucoup plus chaud et on dormirait VRAIMENT bien!!
- Non mais t'es dingue? Il n'est pas question que je dorme avec toi, oublies ça tout de suite??!! que je lui siffle entre les dents...
Je m'enfouis bien profondément dans mon sac et entreprend de me réchauffer par moi-même en bougeant le moins possible. Je dors profondément et soudain je me met à rêver que je suis couchée sous un palmier au bord de la mer, le soleil me tape dessus, il fait chaud je suis si bien...quand tout à coup je suis réveillée par un sentiment de cuisson sur le crâne! J'ouvre les yeux et tout autour de moi est en flamme! Mon oreiller, les murs de la tente, le sac de couchage!!! Je cherche autour de moi une issue, la fermeture éclair de la tente, une façon de sortir d'ici , quand je décide tout à coup de simplement passer au travers le mur en flamme en courant en me tapant sur la tête pour éteindre le feu dans mes longs cheveux blonds...
Je regarde autour de moi, le soleil qui se lève, la tente qui finit de bruler et je cours chercher le boyau d'arrosage pour éteindre le tout pendant que cet abruti me regarde, la mâchoire pendante
quand tout me revient. CE CON A LAISSÉ LA CHANDELLE ALLUMÉE DURANT LA NUIT!!!
Une voiture de police passe, ralentit , et quands ils constatent que j'ai la situation en main poursuivent leur chemin...
J'ai passé deux mois à avoir l'air d'une Mohak avec les cheveux qui repoussaient en brosse sur le dessus de la tête...Mémorable.
9 commentaires:
Encore déménagée?? J'aime beaucoup le nouveau site, on est bien dans ses vieilles pantoufles, ein? *hahaha*
Bouges plus! Hihihihi!
T'AS PAS UNE PHOTO? Rien de mieux qu'une illustration pour.......comprendre.
@ Tania : Mon expérience sur Wordpress fut pénible, il n'y a rien qui marchait à mon goût et ça me démotivait totalement.
@ Béo: Dernier arrêt. Si ça marche pas ici, je ferme boutique!
@ Marchello: Je n'ai pas pris de photo, tu penses bien. Déjà adolescente on se trouve moche, avec cette coiffure j'ai eu honte durant quelques semaines.
Que je te voye fermer boutique!
Une chance que t'es revenue dans tes vieilles pantoufles: comme ça y a pas de risques ;)
PS: faudrais bien que je lise le billet hein...
Je viens de lire le billet... j'avais pas eu le temps avant: occupée à mettre la nouvelle adresse en lien, he he.
Ouf... quelle expérience! J'ai toujours eu une peur bleue qu'on me mette le feu aux cheveux. Tu y as goûté pas à peu près pauvre toi!
Méchant souvenir...
:-)))
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